L’entreprise, l’élu et l’habitant

Groupe "Territoires"

Article | 29 février, par Michel DUNAND

Cet article a été publié au sein de la lettre 2020, distribuée à l’ensemble des balmanais en mars 2020.

Nous sommes engagés depuis de nombreuses années à donner des avis raisonnés sur l’aménagement du territoire et à intervenir pour qu’acteurs de terrain et décideurs prennent ensemble des décisions respectueuses des riverains et de l’environnement.

Le cas Garrouste Béton est emblématique d’autorisations délivrées sans concertation. La pollution potentiellement induite et la circulation de camions de gros tonnage sont de nature à impacter les activités rive-raines et le cadre de vie du quartier de Lasbordes qui ne demande, comme le souligne l’avis du Conseil de Développement (CODEV) de Balma, qu’à devenir une des « centralités agréables à vivre, sécu-risées et très accessibles à pied ou en modes doux (qui) facilitent les activités culturelles, sociales et commerciales de proximité… ».

Revenir sur ce choix désastreux - comme l’a réclamé une pétition citoyenne de plus de 700 signatures - imposerait une réactivité sans faille des élus et décideurs de la Métropole.

En juin 2018, suite à l’intervention auprès de la Préfecture des maires de Balma, Quint-Fonsegrives, Flourens et Drémil-Lafage et de la députée de la 3ème circonscription, l’entreprise acceptait de renoncer à la construction de sa centrale à béton à Flourens, dans la ZI de la Madeleine, en échange de la promesse de se voir proposer un site alternatif adéquat.

Un an après, en juillet 2019, faute de proposition concrète de la part de la Métropole, l’entreprise Garrouste relance son chantier. Il est à nouveau stoppé par la mobilisation des habitants (manifestation et reportage sur France 3, pétition de plus de 1100 signatures) et la publication d’un arrêté municipal suspensif des travaux. La Maire de Saint-Orens et vice-présidente de Toulouse Métro-pole en charge du Développement économique et de l’Aménagement des zones d’activités s’ajoute aux élus mobilisés.

En janvier 2020, la commission tripartite (élus, aménageurs institutionnels et collectif citoyen Laisse Béton) n’a tenu que deux réunions, sans aucun résultat concret. Une prochaine réunion vient d’être annoncée pour mi-février et se tiendra après le bouclage de cette lettre.

Les milliers d’habitants des quartiers concernés pensaient avoir été entendus. Ils espéraient une réaction rapide et énergique. Vingt mois se sont déjà passés : force est de constater que ce dossier délicat semble s’enliser.

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