Subir ou Agir ?

Au fil de l’eau

Article | 15 mars, par Pascal PREL

Cet article fait partie de la Lettre 2019, distribuée courant Mars à l’ensemble des balmanais en amont de l’Assemblée Générale.

Fin août 2018, Nicolas Hulot démissionnait de son poste de ministre de la transition écologique et solidaire, ne s’estimant pas soutenu par le gouvernement, ni par une base populaire suffisante. En réaction, s’ensuivit plusieurs marches et rassemblements populaires pour le climat, dans les grandes villes de France et d’ailleurs.

En octobre, le GIEC confirmait la criticité exponentielle qu’il y aurait à dépasser 1,5°C de réchauffement climatique, et il n’est pas de jour depuis sans que les médias ne relaient d’autres nouvelles sur la perte dramatique de biodiversité (et de la disparition des services gratuits qu’elle rend à l’humanité), ou les sécheresses ou inondations qui touchent diversement nos territoires et la planète entière (comme les inondations et les morts intervenus dans l’Aude à moins d’une heure d’ici).

En parallèle, le projet de mise en œuvre de la taxe carbone sur les carburants, qui devait inciter à réduire notre consommation de carburants fossiles pour aller vers des énergies moins nocives au climat, fut la goutte qui fit déborder le réservoir : la révolte populaire des « gilets jaunes » fut lancée contre l’injustice perçue de mesures sanctionnant particulièrement les personnes les moins à même de contribuer à la transition énergétique par manque d’alternatives viables.

Alors subir ou agir ?

Subir, c’est se sentir impuissant et ouvrir la porte à la désespérance ! Seule l’action peut transformer notre inquiétude en un enthou-siasme dont nous avons grande-ment besoin pour inventer tous ensemble le meilleur futur possible. Une telle dynamique inscrit l’action des « gilets jaunes » dans le temps, tout comme les marches pour le climat continuent de mobiliser de nombreuses personnes.

Dans cet esprit et depuis nombre d’années, l’APCVEB propose des actions locales contribuant à la transition écologique et solidaire dans de multiples domaines : urbanisme, transports, nature et agriculture en ville, biodiversité, pollutions (sonore, lumineuse, de l’air ou de l’eau) mais aussi démocratie participative. Les pages suivantes de cette lettre en donnent quelques exemples. Mais ces propositions et actions ne sont malheureusement portées aujourd’hui que par trop peu de membres actifs. Comme Nicolas Hulot, mais à notre échelle, nous manquons du soutien affiché d’un plus grand nombre des 16 000 balmanais.

Montrez votre soutien en adhérant ou rejoignez-nous comme contributeur.

Agissons ensemble pour inventer à Balma un cadre de vie pérenne car respectueux des limites de notre écosystème terrestre.

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