Comment fonctionne l’APCVEB ?

Présentation

Article | 8 septembre 2007, par Renaud LAURETTE

Contrairement à des associations organisant de nombreuses rencontres ou manifestations, l’essentiel de l’action de l’APCVEB se déroule en coulisses. Quel en est le fonctionnement et comment s’y impliquer en tant qu’adhérent ? Explications.

Une approche technique en plusieurs phases

- le recueil d’information : Quantités d’initiatives et d’événements intéressent l’APCVEB : les projets communaux ou régionaux comme le tracé d’une route ou l’ouverture d’une ZAC, les initiatives économiques comme l’implantation d’usines à risques ou la culture d’OGM, l’évolution des lois comme la loi sur l’Air ou la loi Solidarité et Renouvellement Urbain, les phénomènes mondiaux comme le réchauffement climatique, etc.. La première partie de notre travail consiste donc à nous informer nous-mêmes.
- l’analyse : Face à cette masse d’information, il nous faut comprendre ce qui constitue une évolution, une opportunité ou une menace vis à vis de l’environnement et du cadre de vie. Dans cette phase, il nous est souvent nécessaire d’envisager le pire, afin d’être en mesure d’alerter et de prévenir : ceci nous vaut parfois d’apparaître comme des “oiseaux de mauvais augure”. Peu importe ; il nous semblera toujours préférable de nous tromper en alertant pour rien, que de négliger un risque réel.
- les propositions : Quand les analyses que nous faisons se rapportent à des projets locaux (création de ZAC, évolution d’un schéma de transport, révision d’un plan d’exposition au bruit, ...), la phase d’analyse est souvent suivie d’une phase de proposition. Un texte qui nous semble ambigü sera ainsi proposé à ses rédacteurs sous une forme remaniée. De même, un projet d’aménagement qui aurait négligé une problématique importante à nos yeux, nous conduirait à attirer l’attention des décideurs, et à les inviter à considérer notre point de vue. Comme l’analyse, cette phase est ingrate, car les décideurs auxquels nous nous adressons ne voient pas toujours d’un bon oeil notre regard critique sur leurs projets.
- la communication : C’est la phase la plus visible de notre action. Quand un thème requiert une communication vers les balmanais, nous le faisons : soit par le biais de notre lettre annuelle, soit par une information spécifique (sur le dossier Leroy Merlin ou les arrêtés muncipaux concernant l’aérodrome de Lasbordes), un débat (sur le réchauffement climatique), ou encore une pétition (sur le Plan Local d’Urbanisme). Pour autant cette phase de communication n’est pas toujours présente, notamment quand nos actions auprès des décideurs portent directement leurs fruits.

L’action prépondérante du Conseil

Les actions que nous venons de décrire sont avant tout conduites en "petit comité", car elle nécessitent souvent une connaissance approfondie des sujets, qui s’acquiert avec le temps.

Ce "petit comité" est essentiellement composé de membres du Conseil d’Administration, conseil qui est renouvellé par moitié lors de chaque Assemblée Générale. Aux membres du conseil s’ajoutent, selon les sujets et l’actualité, des adhérents et/ou des intervenants extérieurs.

En règle générale, le Conseil se réunit au moins une fois par mois. Cette fréquence peut augmenter en fonction de l’actualité. Ces rencontres sont désormais annoncées sur notre site, au moins une semaine à l’avance (en vous abonnant au fil d’information RSS du site, vous serez systématiquement informés). Les adhérents qui le souhaitent peuvent naturellement assiter à ces réunions, et demander à aborder certains sujets. Il suffit de nous contacter quelques jours à l’avance.

L’implication des adhérents

En adhérant à l’APCVEB, vous témoignez de l’importance que vous accordez au cadre de vie et à l’environnement. C’est essentiel : notre influence auprès des décideurs se pèse à l’aune de notre représentativité. Par ailleurs, vous procurez à l’association les moyens de sa subsistence : plus le poids des cotisations pèse dans notre bilan financier, plus nous serons indépendants des subventions des collectivités, et plus notre parole sera libre. L’idéal étant que toute subvention soit inutile.

Mais au delà de ce soutien, l’apport de vos idées, de vos témoignages, et la participation à nos activités techniques est capitale.

L’expérience nous montre chaque jour que la pertinence des analyses dépend largement de la diversité des points de vue qui seront pris en compte. Par ailleurs face à la multiplicité des sujets liés à l’environnement, nous ne serons jamais assez nombreux pour nous informer, analyser, proposer et communiquer.

Certains d’entre vous nous ont parfois reproché une communication trop épisodique et l’absence d’activités ou de rencontres dédiées aux adhérents. Nous plaidons coupable. Pour autant, les membres actuels du Conseil ne savent offrir que le temps dont ils disposent : si nous sommes conscients du chemin à parcourir, nous ne saurons le faire que si vous, adhérents, nous offrez votre concours au quotidien (du moins quelques heures par mois ...) pour mener ces actions parfois peu visibles, mais au combien importantes. Impliquez-vous : contactez-nous (par courrier ou courriel), et avançons ensemble.